Lune de compote.

Je vous avais promis 3-4 articles dans le mois d’août. Voici celui sur notre lune de compote. 🙂

La lune de compote, cest un peu comme la lune de miel, sauf que vous prenez vos enfants avec. Rien d’officiel dans cette appellation, je trouvais ça juste mignon.

Avec une demande en mariage en Bretagne, logiquement, il fallait retourner sur les lieux après le jour J. Pour nous du moins, c’était logique. On est pas trop trop îles paradisiaques ou encore complexe luxueux au bout du monde. Voyager oui, mais pas de cette manière. Coronavirus dans l’air, confinement à peine levé, notre choix de passer une semaine en camping-car pour sillonner les routes de Bretagne était en fait très approprié au contexte sanitaire.

La recherche du véhicule

Alors dans mes rêves de nomade, on seraient partis dans un vieux van vintage avec simplement de quoi dormir dedans. Sauf que ça, c’est adapté qu’à un couple. Pas un couple + deux enfants. Du moins, pour dormir Ok ça passe, mais QUID des sièges auto en déplacement ? Trouver un véhicule qui permette d’installer nos DEUX sièges auto s’est avéré un peu plus compliqué que prévu. Adieu les vans, adieu les utilitaires classiques, bonjour fourgon aménagé. Et encore, pas tous ! J’ai du contacter quelques propriétaires pour faire mesurer les banquettes recevant nos enfants, 1m de banquette, c’est pas la norme !

Je crois qu’on a arrêté notre choix à peine 4 jours avant le mariage, donc à peine une une semaine avant de partir. AHAH. Tout nous ça.

Hyppo’Camp – Fiat Benivan 116up

6mètres de long, 2,65m de haut, ce camping-car, ou plutôt fourgon aménagé, fut notre maison roulante pour cette lune de compote. Autonome en électricité puisqu’équipé de panneaux solaires, grande capacité de stock d’eau, climatisé, cuisine au gaz, douche, Wc chimiques, frigo, store latéral et prises USB pour charger nos téléphones.. Je crois qu’on peut dire qu’il ne lui manquait rien. Y’avais aussi la télé, mais inutile pour notre famille.
2 lits doubles en mode superposés, le salon/salle à manger optimal pour une utilisation familiale.

En route !

une fois le fourgon récupéré, chargé, c’est parti pour l’aventure ! Il nous a fallut 1-2 jours pour prendre nos marques dans Yppo’Camp. Thomas et moi dormions en haut, Matéo et Pierre en bas, et ce durant toute la semaine. J’ai été étonnée par le confort des lits, un vrai plaisir ! Il faut dire qu’avec des journées comme celles que nous avons passé, c’était pas difficile de s’endormir comme des bébés. :p
J’vous mets quelques images en vrac de la « vie nomade ».. ❤

Jour 1 – Tréhorenteuc.
Retour au Val-sans-retour, là où trône le merveilleux arbre d’or. La forêt de Brocéliande et ses légendes. Nous avions décidé de passer la nuit sur ce spot, pour commencer la semaine sur de belles ondes. C’est donc en soirée que nous avons redécouvert cet endroit magique. Un régal pour les yeux, l’excitation pour les enfants.



Jour 2 – Départ pour le Crozon.
Petit déjeuner du matin à Tréhorenteuc terminé, on décolle pour le Crozon ! Tout le monde nous vantait cette zone pittoresques, et je suis bien du même avis ! Avant de partir pour les côtes, puisque nous voulions refaire les bonnes adresses de l’année passée, notre premier resto fut la Belle Folie, situé à Ploëmel. Un lieu-concept entre logements insolites et resto green, produits locaux, de saison tout ça dans un cadre magnifique. Petite anecdote, le jour où nous sommes allés manger là-bas, un shooting pour la communication du lieu était en cours, vous pourrez donc nous retrouver sur quelques photos sur leur site, mais aussi leurs autres supports de com’ ! Ahah !


Une fois bien mangé, en route ! Les enfants en profitent pour faire la sieste, ce qui leur évite de trouver le trajet long ! Nous voilà jolies côtes bretonnes ! En plus, hors saison, pas de bousculades, pas trop de touristes, nous pouvons à loisir nous promener sur les côtes et apprécier les paysages. Le port, la plage, un petit stop pour aller tremper nos pieds.. Quel kiff. Niveau contexte, je le rappelle, nous sommes au 23 juin, les restaurants ont réouvert depuis peu, la première vague est derrière nous, les masques ne sont plus obligatoires, et surtout, les lieux recevant du public ont presque tous réouverts. Aussi, nous sommes chanceux, de ne voir aucune porte closes à nos visites.

Afin de profiter d’une bonne douche, on décide de poser le CC dans un camping local. Un petit coin qui nous a tellement plus qu’on a fini par y passer deux nuits finalement. Cela nous a permis de nous poser, et juste profiter du calme. Les enfants ont trouvé près de notre emplacement un énorme rocher sur lequel grimper, ils jouent en toute simplicité avec quelques cailloux, bâtons, voitures.. On s’autorise encore un ou deux restos, pour goûter les mythiques crêpes bretonnes, et on retourne à ce petit coin de tranquillité..



Jour 3 – La plage perdue.
Pierre avait un peu fouillé les réseaux pour nous trouver des coins perdus, histoire de garder le côté sauvage de la vie nomade.

Il fallait trouver des endroits reculés mais pas trop, puisqu’avec les enfants tout doit être optimisé pour ne pas entraver leurs vacances. Aussi, direction la plage de Lostmarc’h ! Une petite marche d’une vingtaine de minutes je dirais, et nous voilà nichés entre les falaises, sur une plage interdite à la baignade (à cause du danger que représentent le phénomène de la baïne) donc déserte (tant mieux !) Nous avons aperçu quelques surfeu.rs.euses, et profité des « piscines naturelles » sur la plage à marrée basse. Jouer dans le sable, trouver les plus beaux cailloux, faire des constructions dignes des alignements de Carnac, et écouter les vagues.. Si la chaleur ne s’était pas voulue si accablante à l’arrivée du midi, nous y serions bien restés toute la journée !

De retour au camping, une bonne sieste et une batée de lessive-main plus tard, on se pose pour des activités manuelles. Je reviens sur le « formel » en demandant à Matéo de me raconter ces 3 dernières journées, on aborde le phénomène de la baïne, la géographie de notre début de périple, et je lui demande de me dessiner ce qu’il a préféré. Quelle surprise, ou pas, il a pris soin de me recréer la plage, avec les vagues, et les cailloux. AHAH. Graphisme, géo, science, Ok, instruction Ok.



Jour 4 – Tout commence en Finistère.
On reprend la route ! Après un bon petit dej’, on remballe Yppo’Camp et on démarre pour Plougonvelin.
Sur la route, nous passons sur des viaducs, le long de lacs magnifiques.. On s’arrête pour manger un petit casse-croûte, et puis on en profite pour aller voir le Fort de Berthaume (malheureusement fermé a la visite guidée ce jour là). Il n’empêche que nous apprécions quand même le paysage impressionnant, et prenons le temps d’expliquer aux garçons avec notre petit savoir ce à quoi servaient les forts comme celui que nous venions de voir. Un peu d’histoire, et je les entend ensuite s’imaginer des scénarios tous les deux, c’est drôle à voir. Le temps commence à se couvrir, nous qui voulions faire encore pas mal de marche, on décide de changer un peu les plans avec une visite en intérieur, à Océanopolis, qui n’est pas si loin de nous. Repas à Brest, petite marche sur le port, on aperçoit la criée, on explique là encore à nos fils, on se sens trop bien à faire les guides et à répondre à leur deux milles questions. ❤


Une fois la sieste terminée, il pleut (enfin), on fonce à Océanopolis !
J’suis pas partisane des parcs avec animaux sauvages, mais forcée de constater que c’est si beau cet univers ! Poissons, requins, loutres, et autres émerveillent nos garçons. Contrairement à ce que je craignais, personne ou presque dans le musée, vu la saison, le contexte et la toute récente reprise des visites, c’est finalement logique.
Passage par la boutique pour récupérer les précieuses pièces de monnaie de Paris que nous collectionnons, puis pause dans les jeux d’extérieur maintenant que la pluie a stoppé ! Les garçons se défoulent, et nous, on savoure.
J’ai une envie de moules-frites depuis notre arrivée, alors on se met en quête du resto, qui se trouve être sur Brest, face à la criée. Pas envie de faire trop de route ensuite, on pose le CC sur le parking face au port de plaisance, et on se ballade le long pour montrer aux enfants les différents bateaux. On observe l’un deux débarquer, l’autre partir au loin.. Puis vient l’heure d’aller se coucher..



Jour 5 – Réveil sur le port.
Quelle vue magnifique. Une nuit un peu mouvementée (pour nous adultes, puisque les enfants ne se sont même pas réveillés), des jeunes se sont amusés sur le parking jusqu’à 2-3h du matin, (les joies de se garer dans une zone urbaine), mais le pied de se réveiller et de voir la mer ! En plus, à deux pas, la boulangerie nous a permis un petit déjeuné de rois. De la grignote toute chaude, assis devant les bateaux.


On s’était dit que nous retournerions vers les terres vers la fin du voyage, aussi, retour à Tréhorenteuc… Sous la pluie. Merde. Ça s’annonce mal pour la séance photo que nous avions prévu le lendemain. Bon. Repas du midi au restaurant l’Atelier, une superbe adresse à Paimpont, et visite de l’Eglise du Saint-Graal où nous récoltons une nouvelle pièce de monnaie. :p

Chaque visite en terre de Brocéliande est accompagnée de panneaux indicatifs de l’histoire des lieux. Pierre fait la lecture, les garçons écoutent, surtout Matéo, fervent amateur de légendes.



Jour 6 – Plan P(luie).
Comme prévu, il a plu toute la nuit ! Et pas qu’un peu, s’en est mort pour notre séance, le sol est affreux, boueux, nous décalons au lendemain, merci à notre Alexandra pour sa flexibilité ! Il faut trouver un plan B !


On visite le matin pendant une acalmie la ville de Josselin, qui héberge à ce moment là un marché de producteurs locaux. J’aime autant vous dire que le repas du midi fut local, et de saison ! Miiiiiam ! Il nous fallait également ensuite programmer une visite intérieure pour l’après midi. On part donc pour Paimpont, et sa porte des secrets. Nous avions déjà fait cette animation l’an dernier, mais Matéo l’aime tellement qu’il fut ravi de savoir que nous y retournions ! Le soleil revient petit à petit, la chaleur aussi.. Ouiiii ! Demain, c’est la bonne !

Pour finir la journée, nous partons en randonnée avec les enfants sur le chemin de la fontaine de Barenton. Un des seuls itinéraires que nous n’avions pas fait l’année précédente. Les gosses courent dans la forêt, papotent avec les randonneurs, on regarde la flore, on respire.


Jour 7 – Val avec Retour.
On se lève, on se prépare, et Pierre et moi remettons nos tenues du mariage, une semaine après le grand jour. Alex arrive avec son grand sourire, elle, qui était la témoin majeure de la demande en juillet 2019. Même endroit, mêmes personnes.

On se rend à l’arbre d’Or en se remémorant la demande, et en papotant du mariage.. Et nous y voilà à nouveau. Unis. D’abord centrée sur notre couple pour immortaliser le moment, en tenues, puis nous retournons au CC pour nous changer, et cette fois refaire le chemin du Val-sans retour avec les enfants en mode « randonnée », comme lors de la séance 2019. Cette année, Thomas grimpe seul, comme un grand, sans faillir. Avec leurs bâtons de marche trouvés 5 minutes plus tôt, on dirait des vrais. Ils sont super fiers d’arriver au sommet, et je les sens heureux d’être là, en famille. Ils interpellent Alex toutes les 30 secondes pour lui raconter des trucs, c’est une aisance qui fait plaisir à voir ! Clic, clac, encore quelques images, et nous revenons doucement au CC, pour saluer notre photographe et lui promettre un rendez vous l’année suivante. ❤

Les photos de notre chère Alexandra Noyalet


Repas, puis sieste, je me réveille après tout le monde, et je vois les garçons apprendre avec Pierre les commandes du camping car. V’la que ça parle mécanique là dedans !
Dernière nuit à Tréhorenteuc, et nous repartons pour Guignen, rendre notre maison roulante à sa propriétaire..

Se servir des vacances pour apprendre autrement.

J’vais pas mentir, j’en ai grave profité pour me la jouer instruction à fond. Y’a matière à apprendre de TOUTES nos visites, alors j’allais pas laisser passer ses occasions pour expliquer dans les détails certaines notions aux enfants.
Botanique, faune et flore locale, univers marin, la criée, les viaducs, la géographie, l’histoire avec le fort de Berthaume, le phénomène des baïnes, les légendes de Brocéliande, le métier de la forge, etc.. Tant de thèmes abordés en une semaine ! Mais c’était tellement mieux d’apprendre sur le tas ! Ils ont assimilé beaucoup sur ce séjour. Ça me conforte encore un peu plus sur notre choix de vie. L’expérience avant la théorie. Etre actif dans les apprentissages.

Le nomadisme de vacances, notre idéal ?

Toujours pareil, avec le contexte actuel, partir en camping-car est vraiment une bonne idée selon moi. On peut moduler notre voyage en fonction de la météo, en fonction du nombre de touristes pour ne pas se retrouver trop en foule, profiter de grandes zones géographiques sur une courte durée, et moduler en fonction des besoins au moment du voyage. Quand les garçons n’auront plus de gros sièges auto, on pourra par exemple se permettre de partir plus légers, avec un véhicule plus petit. Nous sommes habitués à dormir tous les 4, donc pas de grosse exigence sur le couchage. Notre séjour nous a également permis de prendre conscience que la douche DANS le véhicule n’est pas forcément indispensable, mais un point d’eau est bienvenu pour la petite vaisselle et la petite hygiène quotidienne. Le double gaz n’est également pas indispensable puisque nous avions un camping-gaz portable, donc je pense que notre choix se portera sur un van aménagé pour plus tard. Et qui sait, si un jour les finances nous le permettent, investir dans notre propre véhicule ? Un doux rêve qui sent la liberté. . .

2 réflexions sur “Lune de compote.

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